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 Le corbeau & la petite sirène (solo - terminé)

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Kaarasu Takami
Sous-chef du clan Mikari | Ptit maudit
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MessageSujet: Le corbeau & la petite sirène (solo - terminé)   Lun 2 Déc 2013 - 2:43

Un silence total régnait sur Seikoku en cette heure tardive. La plupart des élèves dormaient & pratiquement tous avaient regagnés leur dortoir respectif. Les longs couloirs sombres étaient baignés d’une ambiance morbide, digne d’un film d’horreur. Dehors, un vent violent sifflait à une vitesse vertigineuse, ne contribuant pas vraiment à rendre le tableau plus chaleureux… 

Dans un des endroits que beaucoup de personnes tâchaient d’éviter se trouvait le dortoir des Mikari. Effectivement, ce lieu n’avait rien de très attrayant. C’était glauque, macabre, et de plus, les membres de ce clan n’avaient pas vraiment une remarquable réputation. D’ailleurs, quelques élèves s’étaient même plaints d’avoir entendus des cris plaintifs ou gémissements de douleur en provenance de ce secteur… Personne n’en doutait, simplement, les courageux qui s’aventuraient près des appartements Mikari se comptaient sans doute sur les doigts d’une main. 

Dans sa chambre ou tout était presque exclusivement rouge, (comme le clan de la mort ne comptait pas encore énormément de membres, ils avaient tous, pour l’instant, une chambre pour eux seuls), Kaarasu était couché sur le dos, observant le plafond. Il semblait réfléchir intensément. Évidemment, il ne dormait pas. Jamais il ne dormait bien longtemps. En moyenne 2 à 4 heures par nuit lui suffisaient amplement. Et puis, en s’accordant trop de repos il pourrait laisser ses rêves le dominer, prendre le dessus sur sa raison & ça, c’était à éviter. 

Il avait passé plusieurs heures à fantasmer sur toutes les manières possibles et imaginables de faire la peau à ce Jadziah, qui l’avait battu, mais il n’en était plus là… Enfin, plus totalement. Malgré tout, il était clair que l’idée d’un HellRoy mort et ensanglanté n’était pas désagréable. Il y avait pensé durant une bonne partie de la journée. Ses rideaux bordeaux étaient en lambeaux & son miroir tout fracassé…

Le jeune corbeau soupira. Il pouvait être si incontrôlable lorsqu’en colère. Heureusement qu’il n’était pas des plus susceptibles. La défaite était sans doute la seule chose pouvant le mettre à ce point hors de lui. Étant un jeune homme assez rancunier, il avait tout de même passé (« perdu » serait plus juste) beaucoup de temps à tenter d’élaborer sa vengeance envers le Kurasu. Il était même allé jusqu’à l’espionner avec son corbeau, mais sa petite enquête n’avait rien rapporté de très concluant. Jadziah passait tout son temps libre à étudier ou à séduire chaque jeune fille qu’il jugeait assez mignonne pour ses attentions. En somme, il était un garçon affreusement ennuyeux. 

Le jeune Mikari eut une grimace de dégout en pensant à lui & voulu se changer les idées. Il s’assit sur son lit, ignorant le croassement plaintif de Wisely qui était dans une cage. En effet, comme cet oiseau était très agressif & qu’il n’aimait pas particulièrement son maître, le brun préférait le garder enfermé, histoire d’assurer ses arrières.

En changeant de position, la cuisante douleur de ses blessures lui rappela sa défaite, telle une gifle. Grognant, il alla se poster devant ce qui lui restait de miroir et défit les boutons de sa chemise, histoire de constater l’ampleur des dégâts. Les profondes entailles lui lacérant le ventre étaient toujours bien visibles, le narguant presque. Il pouvait quasiment entendre la voix sulfureuse et hautaine du Kurasu lui lancer des insultes. Il serra les poings et se retourna pour voir si les plaies qui lui barraient le dos avaient commencées à cicatriser. Malheureusement… non. On jurerait presque qu’il avait reçu des coups de fouet. 

- Pitoyable… Soupira-t-il en constatant que la guérison n’était même pas enclenchée. N’est-ce pas, Wisely ?

Il se rhabilla avec un regard presque triste pour son poignet cassé, et se jura pour la énième fois qu’HellRoy paierait très cher cette humiliation qu’il lui avait infligée. Naturellement, l’androgyne qui servait de chef aux Mikari ne s’était pas gêné pour tourner le fer dans la plaie. Toutes ses insupportables remarques avaient fait réaliser à Kaarasu qu’il avait tout de même beaucoup de self-control. Allons, c’aurait été assez fâcheux de se laisser aller à vouloir trancher la gorge de Noemie Kotasu… Et puis, il l’aurait sans doute regretté après (s’il avait été simplement capable de le tuer) car, à première vue les autres membres de son clan n’avaient rien de bien marrant.

Las d’être confiné dans cette chambre, il se leva & en sortit. Cependant, un autre détail accentua sa mauvaise humeur. Il n’avait plus ses verres de contact. Signifiant clairement que, s’il désirait sortir, il allait devoir porter ses lunettes qu’il méprisait tant. Il resta quelques instants à peser le pour & le contre et finit enfin par se résigner et les enfiler. En fait, personne ne serait la pour le voir, en pleine nuit. De plus, il savait que ça lui donnait un air plutôt mignon, et se dit donc que ça pourrait lui être avantageux.  

Le salon Mikari était désert, plongé dans le noir & complètement silencieux. Kaarasu le traversa discrètement, ne tenant pas trop à réveiller l’un ou l’autre de ses colocataires. En se glissant hors du dortoir, il constata que tout l’établissement était envahi par la même ambiance sinistre régnant en quasi-permanence chez son clan. Un demi-sourire naquit au coin de ses lèvres et il s’enfonça dans les couloirs sombres.

Il erra ainsi, tel un fantôme, sans but ni destination précise durant au moins 30 ou 40 minutes, lorsqu’il repéra une salle ou la lumière était encore allumée. Ce qui était plutôt intriguant, considérant le fait qu’il était presque 3 heures du matin… Il s’approcha donc, curieux, & se permit de jeter un œil à l’intérieur de la classe.

C’était un laboratoire de chimie. Au fond, près des fenêtres, une jeune fille blonde était installée sur un tabouret. Elle semblait en pleine expérience scientifique. Penchée sur une pile de feuilles, elle écrivait consciencieusement, alors que devant elle se trouvait un aquarium contenant plusieurs poissons rouges ainsi qu’une série d’éprouvettes aux substances suspectes. Tiens ? Qui vient faire des sciences en plein milieu de la nuit ? Après quelques secondes, la jeune fille releva la tête, et le Mikari eut un sourire sadique en la reconnaissant. Il s’agissait de la sous-chef des Yachiru, celle  qui possédait le don que Kaarasu aurait à tout prix désiré ; celui de contrôler la volonté des gens. Oh, & accessoirement l’une des nombreuses conquêtes de Jadziah… Ce qui la rendait doublement intéressante aux yeux du Mikari. Voila qui rattrapait bien l’affreuse journée qu’il avait vécue. Doucement, il fit un pas à l’intérieur du laboratoire, la jeune fille n’ayant pas encore remarqué sa présence.

L’air très sérieux, elle observa l’aquarium un moment (rajoutant quelques notes à ses feuilles au passage), puis tira une seringue pour prélever du liquide d’une des éprouvettes. Elle enfonça ensuite l’aiguille de l’instrument… dans sa propre cuisse, pour s’injecter la substance. Kaarasu fronça les sourcils. Se droguait-elle la petite Yachiru ? Mais il oublia bien vite cette éventualité en la voyant grimacer et se mordre la lèvre. Ça n’avait pas l’air bien plaisant, comme test… 

Bref, ce fut le moment que le jeune homme choisit pour faire son entrée officielle. 

- Bonsoir ! Lança-t-il joyeusement en entrant complètement dans la salle de classe. 

La Yachiru sursauta et attrapa son épée (toujours accrochée à sa taille) par réflexe.

- Qui êtes-vous ? S’enquit-elle, sur la défensive. 

Kaarasu lui sourit avec malice & s’approcha d’elle, attrapant au passage une mèche de ses longs cheveux pour en humer l’odeur. Contrairement à ceux de son chef, ils avaient une odeur salée. Une odeur de mer que le brun n’aimait pas. Les choses salées l’horripilaient. 

- Kaarasu Takami. Se présenta-t-il en s’inclinant légèrement, la voix dégoulinante de fausse modestie. Du clan Mikari.
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Johanna Hope
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MessageSujet: Re: Le corbeau & la petite sirène (solo - terminé)   Lun 2 Déc 2013 - 3:07

La blonde toisa longuement celui qui était venu interrompre son travail. Sa chemise noire et ses fines lunettes lui donnaient pratiquement l’air d’un jeune enseignant, mais elle savait pertinemment qu’il ne lui était pas complètement étranger.

Takami… Il lui semblait bien avoir déjà entendu ce nom auparavant…

- Johanna. Se présenta-t-elle simplement, fronçant les sourcils. 
- Miss Hope, bien entendu. Rétorqua le brun avec un sourire.

La sous-chef des Yachiru soutint son regard d’un œil froid & fier. Ce jeune homme, peu importe d’où elle le connaissait, ne lui inspirait aucune confiance. 

Brusquement, il s’empara des documents sur lesquels elle travaillait et rajusta ses lunettes sur son nez histoire de pouvoir mieux les lire. Comme la substance qu’elle venait de s’injecter l’empêchait de se lever, pour le moment, elle ne put lui reprendre, mais tâcha de garder une expression froide. Il ne fallait absolument pas semer les soupçons. Son cœur accéléra lorsqu’elle réalisa qu’elle ignorait complètement depuis combien de temps il était là… L’avait-il vu ? Quelles conclusions allait-il en tirer ?

- Biochimie nucléaire, hm ? S’informa-t-il en levant le nez des feuilles. C’est un sujet assez compliqué pour une si jeune fille…

Elle fut plutôt étonnée qu’il reconnaisse ces calculs & schémas aussi rapidement. C’était en effet, un sujet très compliqué dont peu de gens dans cette école devaient seulement connaître l’existence. Ce garçon devait être beaucoup plus intelligent qu’il n’en avait l’air… 

- C’est ma spécialité. Répondit-elle à voix basse. 

Le Mikari eut un bref éclat de rire avant de s’approcher dangereusement de la jeune fille. Le rouge brûlant de ses iris défiant le bleu profond des siennes. 

- Ta spécialité… ou ton dernier espoir ? Questionna-t-il avec une certaine complicité malsaine.

Johanna écarquilla les yeux, stupéfaite.

- Q-Que sais-tu à propos de moi ?!

Les rires du jeune homme redoublèrent alors qu’il lâcha tous les papiers avec négligence, les faisant voleter et s’éparpiller sur le sol. C'est a ce moment qu'elle remarqua qu'il avait un poignet dans le plâtre. 

- Disons que… je suis bien renseigné. 

C-Comment pouvait-il savoir ? C’était impossible… Pas avec tout ce qu’elle avait mis en œuvre pour que personne ne se doute de rien. 

De son côté, Kaarasu s’amusait follement. Il avait vu juste, la jeune Yachiru était quelqu’un d’assez fragile psychologiquement, et il allait tout faire pour exploiter cette faiblesse. Oh, il n’avait pas fait d’importantes recherches sur chaque élève de ce lycée, naturellement. Seulement sur les chefs, et sur ceux dont les pouvoirs l’intéressaient particulièrement, dont elle. Johanna Hope avait le pouvoir de contrôler les gens, d’influencer leur volonté grâce a une forme d’hypnose… En apprenant l’existence de cette jeune fille, Kaarasu avait entamé plusieurs recherches. Il voulait… pire, il avait besoin d’avoir cette capacité à son service pour que tous ses plans fonctionnent parfaitement. 

De plus, ses recherches n’avaient pas été des plus compliqués. Il n’avait eu qu’à lire tous les articles de journaux qu’il avait pu trouver à propos du mystérieux incendie ayant ravagé le laboratoire du renommé docteur Ryuuichi Saeko. Mine de rien, elle était impliquée dans tout un scandale, la Yachiru ! Scandale qui avait longtemps fait les manchettes de plusieurs (pour ne pas dire à peu près tous) journaux japonais. 

- Pourquoi avoir pris la peine de te renseigner sur moi ? S’enquit la jeune blonde, le regardant avec méfiance.

Elle n’était pas une personne remarquablement importante au sein de cette école & ne comprenait donc pas l’engouement d’un Mikari à son égard. D’accord, elle était sous-chef, mais s’il avait vraiment voulu s’en prendre au clan de l’eau, il serait d’abord passé par Kirito, non ? 

Johanna frissonna à l’idée que ce sombre individu ainsi que son clan puissent avoir pris son chef pour cible.

- Eh bien vois-tu, tu possèdes quelque chose que je désire ardemment. Lui expliqua-t-il. Et lorsque je désire quelque chose, je fais tout pour l’obtenir. Je ne pense qu’à ça & tout le reste deviens futile. 

Kaarasu se rapprocha d’un pas félin et saisit doucement le menton de la jeune fille, qui continuait de soutenir bravement son regard. 

- Et ce que je désire maintenant… Ce que je veux plus que tout, c’est ton pouvoir, Hanna-chan.

Johanna sentit un long frisson lui parcourir l’échine en entendant cette voix détraquée l’appeler par « ce » surnom. Surnom qu’avait l’habitude de lui donner cet homme… Ce monstre… Elle tenta néanmoins, de ne pas paraître trop déstabilisée, histoire de préserver un minimum de dignité devant le brun. Il tenait toujours son menton dans sa main valide et sa peau était aussi froide que de la pierre. 

- Et… Dans quel but ? Demanda-t-elle d’une toute petite voix. 

Kaarasu releva son menton avec une douceur qu’elle ne lui aurait jamais décelée et approche un peu plus son visage du sien. Tant & si bien qu’elle se demandait sérieusement s’il comptait l’embrasser, mais il n’en fit rien (à son grand soulagement). Il se contenta de lui offrir un sourire empreint d’innocence qui perturba un peu la Yachiru. 

- Toi & moi, Hanna-chan, nous pourrions créer un rêve fantastique… Lui souffla-t-il. 

Elle fronça les sourcils & attendit qu’il s’explique.

Aussi brusquement qu’il s’était approché, le Mikari lâcha son menton & lui tourna le dos, « visitant » la classe de sciences d’une démarche légère & aérienne. 

- Moi, je pourrais façonner un monde exceptionnel grâce aux illusions et toi, tu pourrais y enfermer n’importe qui ! Penses-y un peu… Cette école deviendrait notre univers clos & restreint, isolé bien loin de la réalité. 

Il s’assit sur le comptoir de travail & plongea distraitement ses doigts dans l’aquarium plein de poissons rouges.

- Nous pourrions vivre dans un rêve, Hanna-chan. Dans un endroit ou le temps n’existe pas. Ou personne ne s’inquiète de perdre la raison. Ou personne ne meurt & ou nous ne serions plus jamais seuls…

La blonde releva la tête. Il semblait si convaincu… Serait-ce vraiment possible ? 

Elle tenta un moment d’imaginer ce que cela pourrait donner. Faire de ce lycée un endroit ou tout deviendrait possible…

Elle en était incapable. Incapable d’imaginer une telle chose. Une telle… mascarade. Ou tous les autres élèves, tous ceux qu’elle aimait seraient réduits à l’état de vulgaires pantins exécutant ses quatre volontés ? Des pantins se battant énergiquement contre leurs propres têtes, pour reprendre le contrôle. Ou un violent combat mental posséderait chacun ? 

Non… tout ce que Kaarasu désirait était de transformer Seikoku en monstrueux asile de fous !

Elle secoua la tête & lui lança d’un ton tranchant ;

- Tu es complètement dément.
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Kaarasu Takami
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MessageSujet: Re: Le corbeau & la petite sirène (solo - terminé)   Lun 2 Déc 2013 - 3:08

Johanna avait parlé d’une voix assurée, pourtant, son vis-à-vis pu déceler une lueur de doute au fond de ses paroles, & il en fut ravi.

- Les fous sont toujours les plus attirants, Alice. Lui murmura-t-il.

La blonde arqua un sourcil.

- Alice ?
- Johanna. Se reprit-il rapidement. Hanna-chan, oui. 

Allons, il ne fallait pas confondre. Johanna n’était pas Alice, tout comme Alice n’était pas Johanna. C’était une certitude dont il ne devait plus jamais se permettre de douter. Et puis d’ailleurs, Alice n’était plus… plus qu’un rêve. À moins que ce ne soit un souvenir ? La limite entre les deux était parfois si floue…

Quant à elle, la sous-chef des Yachiru était un peu perplexe. Visiblement, Kaarasu souffrait d’une quelconque maladie mentale (sans doute une forme de schizophrénie) et, entre ses discours délirants & ses moments d’absence, elle avait un peu de mal à le suivre. 

Elle baissa les yeux et effleura sa cuisse. Non… Elle ne sentait toujours rien. Il lui serait donc impossible de se défendre si le jeune Mikari avait dans l’idée de l’attaquer. Elle reporta donc son regard océanique sur lui en souhaitant pouvoir gagner encore un peu de temps. 

- Pourquoi te méfies-tu autant de moi, Hanna-chan ? Lui demanda-t-il avec un rire amusé. 

Ce regard sombre et glacial braqué sur lui l’enchantait. Johanna avait de bien jolis yeux, il le reconnaissait, et cette expression dure qu’elle affichait en sa présence était si différente de celle qu’elle avait en compagnie de Jadziah… Il était impatient de pouvoir faire naître des émotions telles que la rage, l’impuissance & le désespoir sur ce joli minois. 

- Parce que tu es mauvais. Répondit-elle finalement. Tu débordes de mauvaises intentions. Les Yachiru… ressentent ces choses là. 

Le Mikari s’esclaffa de plus belle. Ah bon ?

- Il est stupide de diviser les gens en bons ou en mauvais. Dit-il. Les gens sont soit charmants, soit ennuyeux. 

C’était sa manière de voir les choses. Et il arrivait bien vite à classer ses nouvelles rencontres selon ces deux catégories. 

- Et pour être considéré comme « charmant » à tes yeux, il faut être fou, c’est ça ?
- Disons que ce n’est jamais un handicap. Répondit-il en haussant les épaules. Si tu veux mon avis, c’est en plein ce qui te manque, d’ailleurs, une petite touche de folie.
- Je ne veux pas ton avis. 

Le Mikari ricana. Johanna devenait de plus en plus arrogante, et ça lui plaisait beaucoup. 

- Pourtant ce n’est pas ce que tu désires… « Être aimée & adulée de tous » ?

La jeune fille tiqua, ou voulait-il en venir ?

- C’est vrai, n’est-ce pas ? Poursuivis Kaarasu. Tu aimes qu’on t’admire… Tu aimes plaire aux jeunes hommes, ça doit être dans ta nature, cet instinct de sirène… Comptes-tu les dévorer ensuite ?

Il se fit rire lui-même avec ce commentaire. Johanna lui lança un regard rempli de haine et sa main se porta automatiquement à son épée, mais elle ne fit rien de plus. Tiens, pourquoi n’attaquait-elle pas ? Kaarasu l’examina un peu plus attentivement et compris enfin. Cette substance qu’elle s’était injectée l’empêchait de bouger, alors ? C’était intéressant. 

- Tu ne me connais pas. Dit froidement la Yachiru, mais le brun voyait bien que sa belle assurance commençait à s’effriter.
- En es-tu bien sûre ?

Il lui avait soufflé cette phrase tout doucement, toujours avec cette espèce de complicité sinistre qui lui était propre. Le Mikari caressa délicatement la joue de la blonde, et, souriant, il s’empara de son épée et la dégaina sans qu’elle n’ait pu rien faire, ce qui lui valut un regard assassin.

- C’est une belle arme… Commenta-t-il en la détaillant sous tous ses angles.

Soudain, une masse d’ombre créée par la fenêtre se mit à bouger et une copie conforme d’HellRoy Jadziah s’en extirpa. Écarquillant les yeux d’étonnement, Johanna ne put qu’admirer le réalisme de l’illusion. Tous les détails étaient présents ; on aurait juré que le vrai Kurasu venait d’apparaître devant eux. Lentement, la vision s’approcha de la Yachiru et lui prit la main. Elle sursauta. Ce contact semblait si réel, c’en était troublant. 

C’est alors qu’à une vitesse fulgurante & avec un réalisme fou, la tête de Jadziah se détacha brutalement de son corps et alla rouler sur le sol, une trainée de sang s’étalant sur les dalles du plancher. La blonde étouffa un hoquet de surprise mêlée d’effroi. Kaarasu semblait satisfait ; il avait effectué cette incroyable décapitation avec l’épée de la jeune fille.

- Son tranchant est impeccable. Déclara-t-il avec le sourire. 

L’anglaise fixait toujours la tête au sol, convaincue qu’elle finirait par disparaître, mais il n’en était rien. Le sang continuait de se répandre, formant une flaque abjecte aux pieds du corbeau. Elle fut prise de haut-le-cœur. Néanmoins, lorsque son regard croisa celui du jeune homme, elle fut déterminée à lui montrer qu’il n’aurait pas le dessus. 

- Alors c’est ça… Commença-t-elle. Tu te défoules sur des mirages car tu sais bien que face au vrai, tu ne fais pas le poids ?

Kaarasu eut un petit rire sarcastique & fit disparaître la carcasse sans vie de son illusion. 

- Possible. Se résigna-t-il avec détachement. Moi, je ne peux peut-être rien lui faire pour l’instant, mais toi…

Il se glissa derrière la jeune fille & lui rendit son épée. 

- Tu ne pourras jamais me forcer à blesser HellRoy. Décréta la blonde avec colère.

Le jeune homme sourit et posa l’une de ses mains sur la taille de la jeune sous-chef, faisant frissonner cette dernière. Il tira ensuite un couteau de sa poche et le glissa sous la gorge de Johanna, avant qu’elle ait pu s’en apercevoir. Ses muscles se raidirent et elle déglutit difficilement. 

- Qui parle de te forcer ? S’enquit-il tout doucement. 

Il lui fit une mince entaille juste au dessus de la clavicule, faisant couler un filet de sang (bien réel cette fois) sur sa peau laiteuse.

- Imagine un peu ce scénario… Reprit-il avec une voix beaucoup plus sadique. Supposons que je tranche ta jolie gorge, cette nuit… Qui remarquerait ton absence ? Personne. Excepté peut-être ton cher chef. Il se mettrait alors à ta recherche et finirait par tomber sur ton cadavre ensanglanté. Comment réagirait-il, d’après toi, hmm ? 

La jeune fille ne répondit pas, trop horrifiée par l’image de Kirito découvrant sa dépouille mutilée. 

- Il voudrait te venger, bien sur. Et que se passerait-il si, inexplicablement, toutes les preuves étaient contre un certain HellRoy Jadziah ? Des preuves irréfutables, faisant en sorte que même les membres de son propre clan se mettent à douter de lui… 

Un violent frisson la parcourut.

- Tu n’y arriverais pas ! S’exclama-t-elle. Ki-Kirito ne croirait jamais ça !

- Rii-chan est un garçon naïf. Continua-t-il avec un ricanement. Je suis sûr qu’il mordrait à l’hameçon. De plus, sa colère l’aveuglerait. Et, que se passerait-il si, parallèlement, Jadziah venait à douter lui-même de son innocence ? Si grâce à mes illusions, je l’empêchais de dormir, lui faisant entendre ta voix, hurlant d’agonie ? Il viendrait à se créer de faux souvenirs, à douter… Et lorsque le doute s’empare de vous, tout est fichu. 

Il haussa les épaules & s’esclaffa sadiquement, sa lame toujours fermement appuyée sur la jugulaire de la Yachiru. 

- Kirito, fou de rage, viendrait pour sa vengeance alors qu’HellRoy, trop psychologiquement à bout, ne pourrait se défendre aisément. Et, les deux personnes que tu apprécie le plus au sein de cette école finiraient par s’entre-tuer !

Johanna se mit à se sentir très mal. Nul doute que ce garçon était complètement fou. Elle devait trouver un moyen de sortir de cette classe et de regagner son dortoir. De plus, elle-même doutait… Tous les évènements que prédisait Kaarasu étaient tout de même plausibles. 

- Nous tenons là un canevas magnifique, n’est-ce pas ?

Mais un détail avait fait en sorte que la jeune fille ne l’écoutait plus. Instinctivement, elle avait porté sa main à l’entaille que lui avait faite le Mikari au cou. Un étrange picotement se propageait dans son corps, se changeant peu à peu en brûlure. Une intense inquiétude s’empara d’elle.

- Ahh… Soupira le brun avec un sourire satisfait. Pour une scientifique, tu as mis du temps à comprendre…

C’est là que ses craintes furent confirmées ; ce couteau avait été enduit de poison. 
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Johanna Hope
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MessageSujet: Re: Le corbeau & la petite sirène (solo - terminé)   Lun 2 Déc 2013 - 3:09

La Yachiru se raidit. Elle avait l’impression qu’une colonie de fourmis évoluait sous sa peau à mesure que le poison se répandait. Comment diable avait-elle pu ne pas s’en rendre compte plus tôt ?! Elle ne pouvait stopper la vague d’adrénaline qui se propageait dans son sang, faisant naître en elle une profonde panique. Était-ce réellement de cette façon qu’elle allait mourir ? Aux mains de ce schizophrène psychopathe qui ne faisait ça que pour son plaisir personnel… Alors qu’elle n’avait rien pu faire pour se défendre ? Quelle mort minable. 

- Et, tu sais ce qui est fantastique avec ce poison ? Reprit le Mikari, toujours muni de ce fichu sourire sadique. C’est qu’il ne pourra jamais disparaître entièrement de ton organisme… 
- Est-il… mortel ? Osa-t-elle demander, bien que consciente de la stupidité de cette question.
- Évidemment ! Répondit Kaarasu en haussant les épaules.

Évidemment… La jeune fille se mordit la lèvre inférieure alors que son ennemi s’approcha et passa affectueusement sa main dans les cheveux blonds clairs.

- Vous avez vraiment… la même chevelure…. Murmura-t-il pour lui-même. 

Il secoua la tête. Ce n’était pas le moment de penser à ça !

- Ce poison est mortel. Reprit-il avec son air habituel. Mais, naturellement, il existe un antidote. 

Johanna releva la tête promptement. Si elle devait le tuer pour l’obtenir, elle n’hésiterait pas à le faire. Elle ne pouvait pas mourir comme ça. Pas maintenant. Pas dans ces circonstances pathétiques alors que chez elle, plein de personnes en détresses comptaient encore sur elle. 

- Et que dois-je faire pour l’avoir ? Demanda-t-elle, redoutant la réponse.

Le Mikari sourit devant tant de docilité, c’en était presque trop facile ! 

- Je vais te le donner gratuitement. Dit-il. Enfin, pour cette fois. Comme je te le disais tout à l’heure, c’est une substance fantastique car elle ne se dissipe jamais complètement. Voilà pourquoi tu vas devoir prendre une dose d’antidote chaque semaine, si tu souhaites rester en vie. 

La jeune fille y voyait maintenant clair dans son petit jeu. 

- Tu comprends maintenant, Hanna-chan ? Pour survivre, tu dépends de moi désormais. Je suis le seul à posséder ce poison ainsi que son antidote. Ta vie est entre mes mains…
- Je sais ou tu veux en venir, Kaarasu. Rétorqua-t-elle d’une voix froide. Tous ces discours ne visant qu’à accentuer ma peur ne sont pas nécessaires. Va droit au but, je te prie. Qu’est-ce que tu attends de moi ?

Pas nécessaires ? Sans doute, mais incroyablement drôles tout de même.

- Oh, tout ce que je veux, c’est une entente avec toi. Répondit le jeune corbeau avec un sourire en coin.
- Quel genre d’entente ?
- Et bien, je suis persuadé que nous pouvons être très bénéfiques, l’un pour l’autre. Expliqua-t-il. Je voudrais que tu me permettes d’utiliser ton précieux pouvoir, & que tu me rendes quelques services, alors que de mon côté, je te donnerai chaque semaine un peu d’antidote, et je te promets que je ne te laisserai jamais mourir. C’est un marché plus qu’équitable… Qu’en dis-tu ? 

La jeune fille prit quelques instants pour peser le pour & le contre de cette offre… Un Mikari était certes, toujours quelqu’un qu’il était préférable d’avoir comme allié plutôt que comme ennemi, mais il était clair que Kaarasu n’aurait aucun scrupule à la trahir n’importe quand. Cependant… avait-elle vraiment le choix ? Il lui fallait a tout prix cette antidote & elle doutait que n’importe qui (même un membre du clan Kurasu) puisse lui trouver un moyen de la débarrasser de ce poison, considérant qu’il avait été créé par les Mikari. 

Soudain, un détail attira son attention. Le picotement du poison se répandait toujours et elle pouvait désormais le sentir envahir ses jambes. Un éclat qui lui était typique illumina son regard. Elle pouvait bouger à nouveau ! Voila sa chance.

Dans un froissement de tissu (à peine), elle sauta du tabouret et dégaina son épée, visant la gorge du brun. Malheureusement pour elle, Kaarasu était également d’une agilité irréprochable, et il bloqua la lame grâce à l’un de ses couteaux. Les deux ennemis étaient maintenant à quelques centimètres de distance, chacun essayant vaillamment de faire flancher l’autre avec sa lame respective.

- Dois-je prendre cela pour un refus ? S’enquit-il en haussant un sourcil.

Johanna donna un brusque coup d’épée qui les fit reculer tous les deux de quelques pas. Elle prit appui sur son pied droit & s’apprêta à s’élancer une nouvelle fois sur le Mikari, mais elle fut freinée par une étrange matière s’enroulant autour de sa cheville. Un coup d’œil lui confirma qu’il s’agissait d’une main constitué d’ombre qui s’échappait du plancher. Encore une de ses damnées illusions ! Son premier réflexe fut de lui asséner un brutal coup d’épée dans le but de la trancher, mais ça n’eut aucun effet notable. La main ne fit que tirer fortement sa cheville, la faisant s’écraser douloureusement au sol dans un cri étouffé. 

Une fois sur le plancher, les illusions se déchaînèrent littéralement, ne laissant pas une seconde de répit à Johanna qui se débattait énergiquement alors que des filaments d’ombres, pareils à des milliers de fils, s’enroulaient autour de sa taille, de ses chevilles, de ses poignets & de sa gorge. Ils lui firent lâcher son épée & lui coupèrent le souffle. Ses grands yeux bleus s’écarquillèrent d’horreur en réalisant qu’elle était vraiment sur le point de suffoquer. Comment était-ce possible ? Ces choses n’étaient même pas matérielles, même pas réelles, bon sang ! 

Un voile d’ombre passa devant ses yeux, la plongeant dans le noir complet. 

**

Les poignets & les chevilles attachés par de solides câbles métalliques, une petite fille d’environ 10 ans était immobilisée sur une table d’opération. Elle tâchait d’avoir l’air forte et impassible, bien qu’elle soit littéralement rongée par la peur et l’appréhension de ce qui allait suivre. 

Près d’elle, un homme début trentaine aux cheveux sombres noués sur la nuque griffonna quelque chose sur une tablette de feuilles quadrillées.

- Bon, Hanna-chan, Commença un autre homme un peu plus vieux. Je t’avertis, ça risque de faire mal. Mais ne t’inquiètes pas, ça ne durera pas longtemps. 

La fillette hocha la tête et força un sourire pour cet homme qu’elle considérait comme son père. Le scientifique donna donc le signal a son assistant pour qu’il mette en marche une machine sophistiquée. Prudemment, il vint insérer deux aiguilles de part et d’autre de la tête de l’enfant, les enfonçant dans sa petite gorge. Puis, il brancha une électrode à sa machine et un cri perçant déchira le silence du labo. La petite blonde avait bien tenté de retenir ses plaintes, mais la douleur qui lui déchirait la gorge était insoutenable. 

Le laboratoire fut bientôt envahi par les cris d’agonie d’une enfant innocente. 

- Sensei, il faut arrêter. Déclara l’homme aux cheveux sombre. Si l’intensité du courant augmente encore, son cœur risque de sauter.
- Attendons encore un peu, Reisi. Le somma son collègue. Une petite coche au dessus & toutes les cellules génétiquement modifiées qui lui ont été implantées vont éclore et se développer réellement. 

Il baissa les yeux vers la petite et caressa son front couvert de sueur. Sa respiration était haletantes et ses grands yeux foncés, noyés de larmes.

- Tiens bon Hanna-chan. Encore quelques secondes. 

Un nouveau hurlement s’échappa de ses lèvres. À glacer le sang, il s’éternisa jusqu'à ce que sa voix se casse, et s’éteigne complètement dans un sifflement à donner la nausée. 

- Ça y est. Décréta l’assistant. Ses cordes vocales ont été intégralement brulées par les décharges.
- Ce n’est rien. Les nouvelles cellules les auront rapidement régénérées.

Il détacha doucement l’enfant, qui s’assit et cracha aussitôt une quantité de sang phénoménale.

- Bravo, Hanna-chan. Tu as été courageuse, cette fois.

Bientôt, oui, au terme de quelques autres chirurgies mineures, il pourrait hisser sa voix au stade de celle des sirènes. 


**

À ce souvenir distinct qui venait de surgir dans ses pensées, la sous-chef des Yachiru sut qu’il ne lui restait qu’une chance de repousser ses assaillants irréels. D’une voix infiniment faible, elle se mit à fredonner, difficilement ;

“My heart is pierced by Cupid,
I disdain all glittering gold,
There is nothing can console me,
But my jolly sailor bold…”


Ce n’était qu’une petite comptine qu’elle entendait souvent à l’orphelinat, rien de bien spectaculaire, et sa voix était à peine audible, mais l’effet fut presque immédiat. Les filaments d’ombres se délièrent lentement, comme s’ils étaient apaisés par cette douce mélodie. Avec un soulagement non-dissimulé, elle put de nouveau respirer normalement, gorgeant ses poumons d’air frais. Elle observa avec étonnement, les ombres qui se défaisaient d’elle délicatement, et s’éloignaient, comme effrayées. Sentant que sa technique fonctionnait mieux encore qu’elle ne l’avait prévu, elle se redressa et poursuivit, encore a voix basse, tel un doux murmure ;

“Come all you pretty fair maids,
Whoever you may be,
Who loves a jolly sailor bold,
That plows the raging sea”


Non loin de là, Kaarasu ne comprenait rien de ce qui se passait. Mais, au lieu de reprendre le contrôle de ses propres illusions, il observa Johanna procéder avec fascination. C’était bien la toute première fois que quelqu’un d’autre arrivait à exercer le moindre contrôle sur ces êtres qui peuplaient son esprit en permanence et prenaient vie de la noirceur. 

Et il y avait cette voix… Cette voix avait quelque chose d’anormal. De… malsain. Le jeune homme avait l’impression qu’elle s’incrustait au plus profond de sa tête, déréglant son système nerveux et son sens du jugement. C’était comme si… comme si sa vie ne servait plus qu’a protéger celle de Johanna. Soudainement, il n’eut plus qu’un désir ; empêcher quiconque de toucher la jeune fille. 

Il s’approcha d’elle, comme un automate, puis réalisa bien vite que ses propres ombres s’enroulaient maintenant autour de ses jambes, le tirant vers le sol. Il tomba à genoux et reprit brutalement le fil de ses pensées.

La blonde ne chantait plus. Avec un regard glacial, elle dégaina son épée (qu’elle avait récupérer) et vint en appuyer la pointe juste sous la gorge de Takami, qui la défiait d’un œil maintenant amusé.

- Je n’ai pas d’autres choix que d’accepter ton offre. Lui dit-elle d’une voix tranchante.

Kaarasu eut un sourire sadique, c’était tout à fait le genre de regard qu’il avait cherché à provoquer chez elle depuis le début de leur petit entretien. Un regard de meneuse, glacial & flamboyant à la fois. Ce regard sans pitié avec lequel elle arriverait surement à obtenir n’importe quel homme. Enfin… si elle parvenait à bien l’utiliser. 

Il allait rétorquer quelque chose, mais elle poursuivit ;

- Mais je te préviens… Si jamais toi, ou n’importe quel membre de ton clan de malheur s’en prend à un Yachiru… Je te tuerai, sur le champ, et sans la moindre hésitation. 
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