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 Monsters

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AuteurMessage
Kaarasu Takami
Sous-chef du clan Mikari | Ptit maudit
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Messages : 71
Date d'inscription : 01/12/2013
Localisation : De l'autre côté du miroir

MessageSujet: Monsters   Lun 2 Déc 2013 - 3:10

Un cri atroce vint déchirer le silence de la nuit. Un long son aigu & horrible qui immédiatement, réveilla Haruka Takami comme toute bonne jeune mère. La jeune femme se redressa dans son lit, tous sens en alerte. Près d’elle, le drap était froid, signe distinctif que son mari (qui était un policier assez haut gradé) n’était pas encore rentré de sa ronde de nuit. Haruka savait bien qu’elle n’avait pas rêvé et ne put se résigner a demeurer dans son lit. Elle descendit l’escalier en silence, retenant sa respiration. Ce n’est que lorsque des pleurs d’enfants se mirent à résonner dans l’habitacle de son petit logement qu’elle dévala en trombe ce qui lui restait de marche. 
 
- Kaarasu ? Appela-t-elle, nerveuse alors qu’elle traversait la cuisine plongée dans le noir.Kaarasu ?! 
 
  Cette situation n’était pas normale. Les pleurs  se poursuivaient, inlassables, et Haruka aurait pu dire à ce moment précis qu’ils s’imprégnaient dans son cerveau, faisant monter l’angoisse en elle telle une douce mélopée hypnotique. Elle réalisa finalement que les plaintes venaient de la petite salle de couture qu’elle avait aménagée au fond du couloir adjacent au salon.
 
 Elle arriva finalement devant la pièce, prit une profonde inspiration et alluma la lumière, avant de se figer, incapable de la moindre réaction, une grimace d’effroi peinte sur son visage. Un peu partout sur le sol étaient étalés des dizaines de peluches et de poupées, toutes plus horriblement massacrées les unes que les autres. Le rembourrage des peluches gisait autour d’elles, comme leurs entrailles répandues à outrance. Certaines avaient été sauvagement éventrées, d’autres décapités ou embrochées sur des aiguilles à tricoter. Laissant la salle de couture dans un état désastreux. Mais ce qui troubla le plus Haruka fut de voir son enfant, son cher fils encore si jeune, accroupi au milieu de ce carnage, les yeux grands comme des soucoupes, livides & noyés de larmes alors qu’il paraissait tout aussi effrayé qu’elle, sinon plus. Il fixait un point invisible et tenait contre lui sa main ensanglantée. Près de ce petit corps frêle avait été jeté une grosse paire de ciseaux pour le tissu, elle aussi maculée de rouge. 
 
- K-Kaa… Commença Haruka lorsqu’elle eu enfin retrouvé l’usage de la parole. 
 
 Elle fut incapable d’aligner une phrase complète car elle fondit en larmes, plaquant une main sur sa bouche pour étouffer ses plaintes. Puis, elle se précipita sur son fils toujours au sol et le serra dans ses bras de toutes ses forces. Pendant un long moment, elle ne dit rien, ne faisant que pleurer en pressant le jeune garçon contre son cœur. 
 
- Ma… man… ? Fit soudain Kaarasu comme s’il venait de se réveiller. 
 
 Les pleurs de la mère s’intensifièrent quelque peu, jusqu'à ce que, tremblante, elle s’essuie les yeux du revers de la manche et agrippe la main de son fils pour mieux l’examiner. Elle était gravement mutilée, d’une plaie profonde qui semblait la perforer complètement. Son fils venait, visiblement de s’enfoncer délibérément une paire de ciseaux dans la main. 
 
- Kaa, trésor, mais qu’est-ce que tu as fais ? Demanda Haruka en essayant de contenir ses larmes.
 
- Qu’est-ce que… j’ai fais… Répéta l’enfant, livide. M-Maman, les monstres…  
 
- Quoi ?
 
 Le petit se mit à regarder tout autour de lui & blêmit davantage. Ses yeux étaient écarquillés et reflétaient une terreur sans nom que la jeune femme ne pouvait pas comprendre. 
 
- Les monstres pleurent. Dit-il finalement en plaquant ses mains sur ses oreilles. Ils hurlent. Ils ont mal… P-Pourquoi… ?
 
Il promena de nouveau son regard sur l’assemblée de peluches, cette fois ci un peu plus agressif, soutenant ;
 
- Tous ces gens devaient mourir, maman. Les monstres me l’ont dit. 
 
***
 
 Assis dans la salle d’attente du cabinet psychiatrique, Haruka & Chizuro Takami attendaient en silence, angoissés. À partir de cette nuit dans la salle de couture, Kaarasu avait commencé à avoir des visites fréquentes chez un psychiatre réputé. Les consultations étaient très chères, et les parents Takami devaient faire de nombreux sacrifices pour pouvoir se les permettre, mais ils avaient encore espoir de sauver leur seul fils. Malgré tout, une certaine frayeur demeurait vis-à-vis de lui. Ils l’enfermaient toujours à clé lorsqu’il dormait, et le surveillaient sans cesse comme s’il ne s’agissait plus de leur enfant. Comme s’il n’était plus la même personne. 
 
 La porte du bureau s’ouvrit finalement, laissant voir le médecin, son assistante et Kaarasu, le regard froid & terne, serrant contre lui une vieille peluche de lapin. Les deux adultes se levèrent & interrogèrent le spécialiste du regard.
 
- Monsieur et Madame Takami, Commença-t-il en ajustant ses lunettes sur son nez. Il semblerait que votre fils souffre d’une rare manifestation de schizophrénie infantile. Un cas unique. Je… Je n’ai jamais rien vu de tel. 
 
 Chizuro soupira, dépité alors que sa femme remarquait que l’assistante du psychiatre semblait anormalement nerveuse. Elle était secouée de tics et regardait obstinément le plancher. 
 
- Présentement, je ne peux me prononcer précisément avant d’avoir pu véritablement observer les comportements psychotiques de Kaarasu, mais pour l’instant, je lui ai prescrit des comprimés antipsychotiques à prendre avant d’aller au lit. Cela réduira ses hallucinations ainsi que ses cauchemars, et lui permettra de mieux dormir. C’est tout ce que je peux faire pour le moment. 
 
 Puis il regagna son bureau, invitant le policier à le suivre afin de régler le financement des prochaines consultations. Haruka s’approcha de Kaarasu et lui fit gentiment signe de la suivre, auquel le petit garçon obéit, docile. Alors qu’elle était sur le point de quitter le cabinet, quelqu’un agrippa son poignet la forçant à faire volte-face. C’était l’étrange assistante.
 
- M-Madame. Pardonnez-moi. Vous allez surement me trouvez folle, mais j’ai besoin que vous m’écoutiez. Votre enfant… Ce n’est pas d’un psychiatre dont il a besoin, mais d’un exorcisme. 
 
 Haruka sursauta, fronçant les sourcils.
 
- Q-Que…
 
- Croyez-moi. Je suis persuadée que ces monstres qu’il prétend voir ne sont nullement le résultat de psychoses, ce sont de véritables démons qui… qui… 
 
 Mais elle étouffa la fin de sa phrase dans un sursaut en voyant que les grands yeux vides du petit étaient braqués sur elle. Rapidement, elle fit quelques pas vers Haruka et lui souffla, convaincue que l’enfant n’entendrait pas ;
 
- Votre fils n’est pas malade, Madame, il est maudit. 
 

Par chance, elle n’avait qu’a moitié raison…
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