AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un voyage trop long (Ouvert)

Aller en bas 
AuteurMessage
Mizuri Ichio
Sous chef du clan Tochi | Victime de la cb
avatar

Messages : 114
Date d'inscription : 14/03/2014
Age : 24

MessageSujet: Un voyage trop long (Ouvert)   Sam 26 Avr 2014 - 11:04

Enfin il revoyait le grand portail du lycée Seikoku. Enfin il était de retour dans cet établissement.
Mizuri avait du marcher depuis l'aéroport pour rejoindre ce lieu, il ne s'en sentait pas pour autant épuisé, car c'est ce qu'il attendait depuis de long mois. De nombreuses personnes l'avaient dévisagé pendant le trajet, à vrai dire sa tenue n'était pas communes.
Son vieil uniforme de lycée était bien mal en point, tout aussi déchiré que taché, ses chaussures étaient usées, et le tout était recouvert par une longue veste descendant jusqu'au genoux. Cette veste était brune mais n'était pas récente, on lui avait donné pendant son long périple et le temps était passé sur elle, la laissant dans un état presque aussi piteux que le reste de son accoutrement.
Mizuri leva la tête pour voir l'inscription du lycée, ses yeux émeraudes reflétant vaguement la suite de lettre. Un sourire niais lui échappa : son caractère n'avait pas changeait.
De sa main droite il toucha lentement la barbe qui avait poussé, elle n'était pas bien épaisse et aucunement longue mais cela faisait un bon moment qu'il ne l'avait pas rasé, il faudrait qu'il s'y atèle dés que possible.
Cependant ce qui était encore plus urgent était de retrouvé Rose, ces derniers temps il a du être un piètre sous-chef, si ça se trouve la jeune femme l'avait remplacé ce qui aurait été normal après autant de mois d’absence et aucunes nouvelles de sa part, de toute façon coincé où il l'était il n'avait rien pu lui envoyer, peut être la pensait il même mort. Abattu par un Mikari. Mizuri avait gardé une certaine rancoeur envers leur chef, il avait tenté de le piéger... Cependant il rigola discrètement en se disant que Rose risquait peut être de le gifler encore une fois, comme lors de leur première rencontre. Quoi qu'il en soit il devait la revoir, et se tenir au courant de ce qui est arrivé durant ses longs mois d’absence.
C'est alors qu'il posa sa main sur le fer du portail, le poussant légèrement pour pouvoir passer. Il leva le pied, et hésitant il le posa sur le sol du lycée. Cet endroit était dangereux il s'en souvenait, mais pas plus que l'endroit où il devait vivre ses derniers mois, et surtout dans ce lieu malgré le danger MIzuri se savait plus seul.
Il releva sa tête fièrement et s'arma de son petit air jovial habituel en faisant ses premiers pas dans l'enceinte. Mizuri était enfin de retour.
Il s'arrêta au bout de quelques mètre en réalisant qu'il ne connaissait plus le chemin pour aller à la chambre de Rose, en partant il connaissait déjà bien mal le lycée, le voilà d'ores et déjà perdu pour la seconde fois de sa "scolarité". 
Il se retourna vers le portail et observa.

*Bon sang pourquoi ne mettent ils pas un simple plan ici? Tant pis, je vais recommencer à vagabonder, comme avant.*

Cette pensée lui arracha un grand sourire sourire cette fois-ci, comme avant... Il allait retrouvé les Tochi, sa nouvelle famille, peut être même recroiserait il Camille, qui sait? Même si ils n'étaient pas vraiment amis, c'est la seule personne dans ce lycée qui avait été gentille à son égard, sans abuser de sa naïveté et venant même à le protéger par des mises en gardes.
Les mises en gardes... Mizuri prit un air sérieux cette fois ci, qui lui dit que pendant son absence ses maigres connaissances n'avaient pas quittés ce monde? Il devait en avoir le coeur net. Et puis elles sont toutes les deux chefs elles savent se défendre mieux que lui, il n'avait pas de raisons de s'inquiéter. Seul un léger doute persista dans son esprit.
Ayant retrouvé son air niais il reprit sa marche hasardeuse, en quête du dortoir des Tochi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Nihrai
Chef du clan Tochi | La Silencieuse Espionne Florale
avatar

Messages : 195
Date d'inscription : 07/12/2013
Localisation : Derrière toi, chaton... ~

MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   Ven 2 Mai 2014 - 15:14

Rose était dans sa chambre, en train de trier toutes ses fiches d'observations. Ces derniers mois, personne n'avait pu la voir, certains doutaient même de la véracité de son existence. A un tel point que son surnom de " La Silencieuse Espionne Florale " se répandit comme une trainée de poudre. En plus de six mois, seuls les Tochis purent la voir à trois reprises, et ce pour des entraînements physiques et mentaux. Telle l'ombre, Rose montrait à quel point elle était insaisissable, et son inexpression se fit, avec le temps, d'une incroyable impénétrabilité. Quelque chose avait changé en elle depuis sa mission en Papua, et si une seule personne avait pu se vanter de la voir assez souvent, c'était bien Minh Lê. La Cheffe des Tochis prenait cependant le soin de le voir ou de se montrer à lui lorsqu'absolument personne aurait pu soupçonner que deux élèves, chefs de surcroît, parlaient et partageaient des moments ensemble.

Elle secoua la tête et se concentra sur ses fiches d'observation qu'elle faisait pour chaque personne de Seikoku. Dont certains plus particulièrement. Elle ferma ses yeux lorsqu'elle sortit son dossier sur les Tochis. Mizuri avait disparu de la circulation depuis son retour de mission... Elle leva sa tête vers le ciel et soupira silencieusement. Comme quoi, son idiot de sous-chef n'était pas n'importe qui pour l'avoir fait parlé... En plus d'avoir défait un court instant son éternelle inexpression. Elle regarda autour d'elle, et fit coulisser une porte. Depuis son arrivée, elle avait apporté quelques nuances à sa chambre, et ses placards étaient soit encastrés dans le mur, soit dans le mur lui-même mais avec des portes coulissantes.

Elle rangea ses différents dossiers de fiches sur les divers clans, et referma la porte coulissante. Fit apparaître une clef de roche qui ferma la porte à clefs, et la fit disparaître. Rose alla s'asseoir sur son lit et plongea dans une profonde méditation. Quoiqu'elle puisse en dire, Mizuri était en vie. Il ne pouvait en être autrement. Elle le ressentait ainsi, et son intuition ne s'était jamais trompée. Elle respira plus profondément, accepta ses douleurs et ses peurs en inspirant, les évacuant de son corps et son âme en expirant. Si quiconque avait meurtri son sous-chef, elle ne se le pardonnerait jamais.. La jeune fleur se leva, décidant qu'elle avait assez passé de temps à rien faire.

Rose... Sors, une nouvelle journée t'attend.

Elle resta totalement inexpressive, s'habilla de sa robe noire habituelle, attacha son foulard rouge sur sa tête laissant deux traînées rouges virevolter derrière elle. Ses bracelets déjà à la cheville et au poignet, son collier passé autour du cou, elle enfila ses sandales de bois et sortit de sa chambre. Avec un tel silence et une telle démarche féline que même les Tochis ne s'aperçurent de la présence de leur Cheffe. Sable avait raison, une nouvelle journée l'attendait. Elle lui demanda quelques espionnages, et partit dans les couloirs en laissant ses pas la guider.

C'est en marchant qu'elle reconnut une aura. Une aura d'idiotie et de stupidité qu'elle connaissait si bien, tout autant qu'elle ne l'avait pas ressenti depuis longtemps. Impénétrablement inexpressive, elle s'avança dans les couloirs et fit face à un brun doté d'un air niais qui, à ses yeux hagards, devrait s'être encore perdu. Tout son corps se figea, aussi inexpressif que le visage de sa propriétaire. Les iris de notre fleur virèrent dans un somptueux orange, pareil à celui d'un coucher du soleil en haute-mer. Une tempête de sable doré semblait se déchaîner dans ses pupilles, ses iris, ses yeux en somme. Soulagée. Et heureuse. Son inexpression restait clairement présente mais... s'adoucit.

Notre jeune fleur s'avança et, sans un mot, elle le prit dans ses bras. Soulagée qu'il n'ait rien malgré son piteux état. Ou plus exactement, celui de ses vêtements, mais cela... Heureuse également. Heureuse qu'il soit de retour après une si longue absence. Mais elle restait formidablement inexpressive. Seul son geste aurait pu témoigner de ce qu'elle ressentait, et encore... Quant à ses yeux, leur code couleur était si compliqué que se hasarder à leur interprétation était plus que dangereux. Rose ne bougea pas, le tenant dans ses bras avec douceur pendant plus d'une minute. Au bout d'un certain moment, elle recula. Ses yeux n'avaient pas changé.

Elle écrivit de son éternelle écriture arabesquiale et soignée, d'une célérité qui s'était accrue ces derniers mois, et arracha la page de son calepin. Sans ménagements aucun, elle gifla Mizuri, la feuille ayant été arrachée se trouvant entre la main de Rose et la joue de son sous-chef. Cette dureté contrasta que plus au vu de la douceur qu'elle avait déployé lorsqu'il était encore dans ses bras.

" Qu'est-ce qui vous a pris de disparaître ainsi sans la moindre explication ? Avez-vous seulement songé que je me rongeais les sangs d'inquiétude, et que je n'étais d'ailleurs pas la seule ? ... Décidément... Votre stupidité me joue encore des tours...

Bonjour, Mizuri Ichio... J'espère que votre séjour à l'extérieur vous a beaucoup appris, car si c'est le cas, mon inquiétude n'a plus lieu d'être. Mais la prochaine fois... Ne partez pas sans me laisser un mot, des nouvelles m'expliquant la raison de votre départ. Que je ne m'inquiète plus et que je ne me fasse pas d'illusions si votre état qui, dans mon esprit, était déplorable. Mais enfin, vous êtes là... Allez-vous bien, au moins ? Ou bien avez-vous quelque chose de particulier à me dire... ?

Je suis navrée si ce que j'écris n'a ni queue ni tête. Toutefois... Okaeri, Mizuri-kun. Vous m'avez manqué...
"

H.R.P:
 


Dernière édition par Rose Nihrai le Mar 2 Sep 2014 - 0:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mizuri Ichio
Sous chef du clan Tochi | Victime de la cb
avatar

Messages : 114
Date d'inscription : 14/03/2014
Age : 24

MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   Ven 2 Mai 2014 - 20:39

Au détour d'un couloir Mizuri croisa une élève en robe noire. Il la reconnaîtrait entre mille, c'était Rose Nihrai, sa cheffe, la personne que Mizuri désirait le plus recevoir. Il regarda ses yeux qui l'emballèrent dans un spectacle splendide mais il fut coupé court dans ses pensées.
A sa grande stupéfaction et avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche, la silencieuse le saisit dans ses bras, Rose lui donnait un doux câlin. Lui avait il manqué?
Mizuri continua de sourire, la réponse était évidente, pourquoi c'était il posé la question?
Alors il s'abandonna dans cette étreinte, la serrant à son tour, Mizuri aussi avait pensé à elle. Il se sentait apaisé, relaxé, en plus clair il se sentait bien en sa présence, mais il ne s'attendait pas à une telle marque d'affection venant d'elle.
Il y avait déjà eu le droit c'est vrai mais dans des circonstances totalement différentes, et depuis il savait que derrière son visage inexpressif la Tochi ressentait exactement la même chose que tout les autres, et dans ce cas précis elle était aussi heureuse que Mizuri de se revoir.
Tout ceci emplissait le jeune brun de bonheur, elle tenait à lui, il comptait enfin pour quelqu'un! Dommage que cette fois-ci il le remarque après autant de mois passé ailleurs...
Rose se recula et reprit son fameux calepin pour communiquer avec le second Tochi, elle écrivait toujours d'une magnifique écriture, mais encore plus rapidement que la dernière fois.
Cependant c'est le sourire accroché à son visage juvénile que Mizuri se prit la plus belle gifle de toute sa vie, sa cheffe n'y était pas aller avec le dos de la cuillère, elle était même plus forte que la dernière qu'elle lui avait mise.
Le sous-chef se saisit du bout de papier accroché à sa joue toute rouge et le lu aussi rapidement qu'il put. Dans la lune comme il était, il n'avait pas pris conscience de tout ce qu'il avait causé en disparaissant de la sorte... Mais même si il s'en voulait considérablement, il n'avait pas eu le choix, sinon des têtes seraient tombées, le problème étant que ce n'était pas la sienne en jeu.
Avant de répondre oralement le tochi regarda rose dans les yeux, en essayant de paraître moins niais qu'a son habitude.
Ses muscles se crispèrent, un visage sérieux ne lui allait pas, et au bout de quelques dixièmes de secondes il reprit son air niais, il déclara alors :

"Bonjour Rose, je suis vraiment ravi de vous revoir vous savez? Malgré tout les maux que j'ai pu vous causer j'aimerais vous dire que j'ai pensé à vous et j'en ai la preuve dans ma poche là.
Je sais bien que ma longue absence à du vous inquiéter mais je n'avais aucun moyen de communiquer avec qui que ce soit, et sachez que je m'en veux aussi terriblement. Je m'excuse pour tout ce que j'ai fait et je vais me racheter aussi vite que possible! Si vous voulez je me charge même de tout les papiers du clan pendant un mois sans râler, enfin si il y a des choses à remplir, à vrai dire je ne le sais toujours pas..."


Sa joue lui faisait mal, mais il le méritait. Il regarda sa cheffe et lui fit un léger clin d'oeil. Rapidement il plongea sa main dans la poche et farfouilla puis il en sorti un objet qu'il cacha au sein de ses deux mains. Lorsqu'il les tendit et les ouvra en direction de Rose, il s'exclama :

"Tadaa! Je suis peut être stupide mais j'ai trouvé quelques choses qui vous servira surement, et depuis quelques temps je souhaitais vous l'offrir. Je vous avouerais que ce n'est pas grand chose certes... Mais bon c'est pour vous, et pour m'excuser une seconde fois."

Alors apparut un stylo noir, parsemées de beaux bourgeons de roses à titre décoratif, tous reliés habilement par de longues tiges épineuses, il y avait une légère éraflure sur le haut mais sinon il était comme neuf.

"Je n'ai pas écris avec, je ne voulais pas abîmer la plume. Je vous laisse le loisir de découvrir sa couleur, mais je me disais qu'il était parfait pour vous."

Il continua de tendre son présent jusqu'à ce que la silencieuse le prenne, après il annonça :

"D'un côté si ma stupidité vous joue des tours, ça met un peu de piment dans la vie vous ne trouvez pas? euh... c'est peut être la remarque de trop... C'est vrai que je ressemble étrangement à un vagabond mais ne vous inquiétez pas je vais arranger ça dés que j'aurais réussi à retrouver notre dortoir! Et je vais bien, je n'ai plus rien, vous n'avez plus de raisons de vous inquiéter, et vous n'en aurais jamais car je vous ai fait une promesse, simple peut être mais je la tiendrais. Je resterais en vie tant qu'elle ne sera pas accomplie. Mais vous Rose allez vous bien? Je m'inquiète bien plus pour vous que pour moi même, personne ne me connaît et je n'ai plus rien tandis que vous... En plus ce lycée est dangereux"

Mizuri marqua une courte pause, la conversation devenait un peu triste et morne pour des retrouvailles qui devraient être fêtes! Il tenta d'égayer la conversation en mettant une petite touche d'humour maladroit :

"Vous m'avez manqué, mais je dois déjà vous contredire, je n'ai pas pu manquer à grand monde vu que je personne ne me connais, même pas les autres tochis c'est pour dire! D'ailleurs vous m'avez surement remplacé, qui est le nouveau sous-chef?Est il moins naïf? J'ai aussi appris grâce à vous qu'ici la coutume est de mettre une gifle pour dire bonjour, et comme on dit jamais deux sans trois je présume que vous allez m'en mettre quelques unes n'est ce pas?"

Quelle déluge de questions, Mizuri lui même s'étonna. Qu'est ce qu'il pouvait dire comme choses illogiques et sans rapport dans la même phrase quand il s'y mettait...
Pour laisser à Rose le temps de répondre il mis ses mains au sein de ses poches... trouées.
Une main dépassait des vêtements, tandis que deux doigts de l'autre se montraient.

"Mince...."

Mizuri releva ses bras et les croisa derrière la tête, puis il abaissa son regard pour remontrer son sourire niais à la jeune femme et rencontrer une nouvelle fois ses yeux étranges, mais beaux et passionnants en déclarant :

"Dans cette position je vous ferais moins honte Rose, et maintenant j'arrête de parler sinon vous ne pourriez répondre que dans quelques heures!"

Le tochi s'amusa de sa propre bêtise en pouffant légèrement, peut être qu'il n'amusait pas le moins du monde sa cheffe qui devait lui en vouloir, mais ça ne coûtait rien d'essayer au moins un peu.

~ ~ ~ ~

Qu'importe le passé, la valeur d'une personne se juge sur son présent.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Nihrai
Chef du clan Tochi | La Silencieuse Espionne Florale
avatar

Messages : 195
Date d'inscription : 07/12/2013
Localisation : Derrière toi, chaton... ~

MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   Sam 3 Mai 2014 - 2:58

-" Bonjour Rose, je suis vraiment ravi de vous revoir vous savez? Malgré tout les maux que j'ai pu vous causer j'aimerais vous dire que j'ai pensé à vous et j'en ai la preuve dans ma poche là. Je sais bien que ma longue absence à du vous inquiéter mais je n'avais aucun moyen de communiquer avec qui que ce soit, et sachez que je m'en veux aussi terriblement. Je m'excuse pour tout ce que j'ai fait et je vais me racheter aussi vite que possible! Si vous voulez je me charge même de tous les papiers du clan pendant un mois sans râler, enfin si il y a des choses à remplir, à vrai dire je ne le sais toujours pas... "

De son inexpression légendaire, Rose se contenta de fixer la rougeur béante sur la joue de son sous-chef qui commençait à saigner légèrement. Elle n'y était pas allée de main morte, mais au moins il n'en apprendra que trop bien la signification de l'expression 'se ronger les sangs pour quelqu'un'. Quel idiot... Stupide. Notre cheffe le regarda s'affairer à cacher un objet dans ses mains, pour finalement le lui montrer dans un " Tadaaa " exclamatif. Elle posa deux doigts sur les lèvres de Mizuri pour qu'il se taise et admira le stylo. Noir, dessiné de bourgeons de fleurs çà et là, tous reliées par des tiges épineuses.

Comment ne pouvait-elle pas aimer un tel spectacle ? Ses yeux ne changèrent pas, ni son habituelle inexpression. Elle aurait été en compagnie de Minh et seulement de lui, elle aurait sans doutes souri, mais... C'était Mizuri. Et seul le Chef des Haikos pouvait prétendre avoir vu la fleur sourire, et encore... Il ne s'agissait que de l'esquisse de l'esquisse d'une esquisse de sourire qu'il avait vu. Elle baissa ses yeux vers le stylo, le prit entre ses doigts et le porta à son nez. Outre les effluves dues aux décorations florales du stylo, elle sentit une odeur de bois. Un stylo en bois, donc... Elle ôta ses doigts, laissant son sous-chef continuer de parler.

-" Je suis peut être stupide mais j'ai trouvé quelque chose qui vous servira sûrement, et depuis quelques temps, je souhaitais vous l'offrir. Je vous avouerai que ce n'est pas grand chose certes... Mais bon c'est pour vous, et pour m'excuser une seconde fois. Je n'ai pas écris avec, je ne voulais pas abîmer la plume. Je vous laisse le loisir de découvrir sa couleur, mais je me disais qu'il était parfait pour vous. D'un côté si ma stupidité vous joue des tours, ça met un peu de piment dans la vie vous ne trouvez pas ? Euh... c'est peut être la remarque de trop... C'est vrai que je ressemble étrangement à un vagabond mais ne vous inquiétez pas je vais arranger ça dés que j'aurais réussi à retrouver notre dortoir! Et je vais bien, je n'ai plus rien, vous n'avez plus de raisons de vous inquiéter, et vous n'en aurais jamais car je vous ai fait une promesse, simple peut être mais je la tiendrais. Je resterais en vie tant qu'elle ne sera pas accomplie. Mais vous Rose allez vous bien? Je m'inquiète bien plus pour vous que pour moi même, personne ne me connaît et je n'ai plus rien tandis que vous... En plus ce lycée est dangereux. "

Impénétrable, inexpressive au plus haut point, elle se mit à écrire sur le calepin avec le stylo plume que lui avait offert son sous-chef. Ecrivant d'abord lentement, découvrant ce qu'elle considérait comme un chef d'œuvre, puis de plus en plus rapidement, et elle retrouva sa célérité habituelle. Son écriture soignée et arabesquiale n'avait pas changé d'un nanomètre. Décidément, il parlait trop... A croire que leur entraînement, qui datait désormais il est vrai, ne lui avait strictement rien appris. Elle continua d'écrire, tandis que lui reprit la parole.

-" Vous m'avez manqué, mais je dois déjà vous contredire, je n'ai pas pu manquer à grand monde vu que je personne ne me connaît, même pas les autres Tochis c'est pour dire ! D'ailleurs vous m'avez sûrement remplacé, qui est le nouveau sous-chef ? Est il moins naïf ? J'ai aussi appris grâce à vous qu'ici la coutume est de mettre une gifle pour dire bonjour, et comme on dit jamais deux sans trois je présume que vous allez m'en mettre quelques unes n'est ce pas ? "

-" Abruti.. ! "

Ses yeux avaient brusquement changé à l'entente de la phrase 'vous m'avez sûrement remplacé. Plus de tempête de sable ni d'orange semblable au coucher du soleil dans ses yeux. Sur son iris seulement transparaissait un vert clair, pétard. Sa voix enfantine et cristalline, tel un soprano mélodieux et chantant d'une fillette de cinq ans n'avait pas changé. En revanche, un ton d'agacement s'était introduit dans cette voix étrange et irréelle. Un agacement qui dissimulait à merveille une colère beaucoup plus grande, qui se voyait avec ses yeux vert pomme claire virant très vite dans un vert forêt. Tout cela s'était passé en moins d'une seconde. Ses mains ne bougèrent pas, son inexpression ne bougea pas et semblait même un océan de calme et de plénitude au vu du ton qu'elle avait employé.

Ses mains ne bougèrent pas, s'arrêtèrent simplement d'écrire. Ses hanches pivotèrent. Sa jambe partit plus rapidement que la célérité employée lorsqu'elle écrivait. Son pied heurta violemment la poitrine du jeune homme et l'envoya valser contre un mur. Sous l'impulsion du choc, elle-même tomba à genoux. Des sandales en bois, cela faisait mal pour celui qui se faisait frapper. Son coup de pied n'en perdit en aucune façons de sa force. Le seul problème fut la position de son pied par rapport à la sandale. Pied qu'elle repositionna aussitôt sans que rien ni personne ne puisse attester de la ligne rougie traversant en diagonale une moitié de la plante de ses pieds. Elle avait sans doutes moins mal physiquement que Mizuri. La douleur mentale qu'elle éprouvait face à ce qu'il avait dit manqua de faire surgir sa voix. Qui aurait alors hurlé à l'adresse de Mizuri. Ses lèvres ne s'ouvrirent même pas, elle restait inexpressive. Et impénétrable. Il n'était qu'un idiot.

-" Mince... "

... Un idiot stupide. Il releva ses bras et les croisa derrière sa tête, sans que Rose ne réagisse, très occupée à écrire. Lorsqu'un sourire niais vint orner les lèvres du jeune homme, elle ne réagit pas plus qu'avant. Un crétin de sous-fifre. Qui pouvait être aussi imbécilement abruti pour oublier la notion de respect, de confiance ? Qui pouvait être aussi imbécilement abruti pour pouvoir bafouer la notion d'amitié en moins de deux phrases ? Mince, oui, c'était le cas de le dire. Tout en écrivant, sa respiration se fit instinctivement lente et profonde. Ne pas se laisser submerger. Respirer calmement et... Une fois sa sérénité retrouvée, le jeune homme déclara :

-" Dans cette position je vous ferais moins honte Rose ; et maintenant j'arrête de parler sinon vous ne pourriez répondre que dans quelques heures ! "

La deuxième moitié de la phrase se perdit contre la paume de la Tochi. Elle avait posé sa main avec douceur sur la bouche du Tochi alors qu'il ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Elle continua d'écrire, ou plutôt finit, se relut, et lui tendit son calepin. Ses yeux étaient revenus dans leur couleur sable habituel.

" Je n'en douterais pas une seule seconde, Mizuri, vu que vous m'avez manqué également. ... Cependant, l'absence n'est qu'une illusion que le corps impose à l'esprit, et l'illusion finit toujours par s'en aller, voyez le résultat. ... Cette preuve est suffisante, mon cher. Ce stylo plume est incroyable, très fluide à l'écriture, et la plume est d'une légèreté aussi apaisante qu'agréable. Cela me rend heureuse que vous m'ayez offert un objet, un chef d'œuvre, qui pour moi a beaucoup d'importance. ... Merci, du fond du cœur...

Les papiers, Mizuri, je préfère m'en occuper moi-même. Non que votre aide ne soit pas la bienvenue mais je me connais que trop bien... Je suis une solitaire, j'ai besoin de silence et de calme, lire ces papiers, les remplir, me fait avoir ce temps que je ne gâcherais pas. Ceci n'est que la quatrième ou la cinquième, bref, la dernière raison de mon refus. En voici une des deux principales. Vous avez toute une vie devant vous, petit Tochi, et le monde ne vous attendra pas. Ne survivez pas Mizuri, Vivez. Vivez. Vous faites déjà beaucoup pour le clan, inutile d'en faire trop... Et ce... n'était pas la remarque de trop... Cela met du piment à ma vie. Mais dites donc, jeune homme, qui vous dit que j'apprécie le piment, mhm ?

Cela dit... Abruti ! Imbécile ! IDIOT !! Vous remplacer ? Je vous ai débranché tant de neurones en vous giflant, ou bien !? Jamais. Jamais je ne ferais une chose pareille ! Le respect, cela vous parle ? La confiance, cela vous parle ? L'amitié ne représente donc rien pour que vous la brisiez en si peu de mots ?! Dans cette position, comme vous dites, vous gifler n'est qu'une douceur comparée à la douleur que vous avez naître en moi, stupide Mizuri. Vous avez de la chance que la joie de vous revoir outrepasse le reste. Tout le reste...

Des maux ? Des maux ne sont qu'un doux euphémisme. Vous n'avez absolument aucune idée de tout ce que j'ai dû faire pour montrer à l'administration que vous étiez encore en vie. Comme créer un clone de sable et l'habiller pour leur faire que le sous-chef des Tochis était là, s'absentait de temps à autres, mais était là. Avez-vous idée de ce qui arrive à ceux qui quittent Seikoku, Mizuri ?

Même si je pense que c'est l'Organisation qui le fasse, ce dont je doute encore un peu, les élèves qui se sont risqués à partir de Seikoku avec l'idée de quitter le lycée, pour un bon bout de temps ou à jamais, sont morts. Assassinés. Je n'ai plus de raisons de m'inquiéter mais... J'en avais. Car mon petit manège n'a pas dû les duper longtemps. Simplement leur faire comprendre que vous alliez revenir. Et en faisant cela, je me mettais en situation de danger de mort. Vis à vis des autres clans et de l'Organisation. Je sais la promesse que vous m'avez faite. J'y ai cru dur comme fer, j'y crois, et j'y croirais même si je suis morte, Mizuri.

Cela étant... Si vous partez pour un certain temps, et je me fiche de la raison, je veux être au courant. Si vous souhaitez me dire la raison, dites. Mais ne partez pas sans laisser de nouvelles derrière vous. Et si, ceux que vous avez rencontré comme Camille s'inquiètent pour vous. Vous ne connaissez peut-être pas les Tochis, mais ils s'inquiètent pour vous.

... Après tout ce que j'ai fait, tout ce que vous avez vécu, tout ce que je connais de vous, vous osez me dire que vous me faites honte... ? Foutaises. Balivernes. C'est n'importe quoi. Vous devriez avoir honte de vous de proférer pareil blasphème, jeune homme... Ah et, soit dit en passant... Inquiétez-vous pour moi, et je vous égorge. C'est clair... ?

Oui, ce lycée est dangereux dès que vous le trouvez dangereux. Les menaces existeront toujours, mais la seule qui plane autour de vous est moi-même. Et retenez ceci. Au grand jamais je ne vous remplacerai. J'ai dû lutter pour en arriver là, je lutterai encore. Vous, vous vous battez à votre manière. Cela me va.

Allons dans ma chambre, j'aurais de quoi vous soigner. Je suis navrée, j'avoue que ce que vous m'avez dit m'a tellement énervée que le geste est parti avant qu'une pensée cohérente ne se forme dans mon esprit. ... Mais... Vous êtes amplement pardonné, Mizuri, c'est à moi de m'excuser... "


Inexpressive, elle reprit le calepin que Mizuri lui tendait et prit la direction du dortoir des Tochis. Elle rangea le stylo plume, et, impénétrable, ouvrit la marche.


Dernière édition par Rose Nihrai le Sam 3 Mai 2014 - 16:14, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mizuri Ichio
Sous chef du clan Tochi | Victime de la cb
avatar

Messages : 114
Date d'inscription : 14/03/2014
Age : 24

MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   Sam 3 Mai 2014 - 12:32

Mizuri avait rapidement lu la dernière feuille de Rose. Une envie de se gifler aussi lui vint, comment ne pouvait il pas connaître l'ampleur des mots qu'il utilisait? C'est par curiosité qu'il posait ces questions mais dorénavant il devait construire ses réflexions.
Le coup qu'il venait de recevoir lui faisait mal, la cheffe des Tochis avait visé juste : entre les deux pectoraux, là où il n'y a pas de muscles pour adoucir le choc. Cependant il aurait eu mal dans tout les cas puisque sa cheffe l'avait surpris une seconde fois en le frappant.
Le brun eu un petit sourire en coin, il ferait mieux d'être sur ses gardes quand il parle à sa cheffe dorénavant.
Il repensait à tout ce qu'il avait lu, il ne savait pas qu'il avait mis Rose dans de telles situations, ses inquiétudes pour elle étaient donc justifiées, mais si il avait été là elle n'aurait pris aucun risque. Ce ressenti le fit se renforcer dans sa culpabilité.
Il bougea un peu sa mâchoire pour voir si sa joue ne lui faisait pas trop mal en parlant, puis il déclara :

"Pour le stylo, tout le plaisir est pour moi et je suis content que vous l'apprécier ainsi. Mais ce n'est pas le plus important que j'ai à vous dire là maintenant. Je n'ai en aucun cas voulu atteindre votre confiance, respect et encore moins amitié. Je pensais que vous me présumiez déjà mort et non que vous vous mettiez en danger pour donner illusion à tout le monde que j'étais là, je m'excuse sincèrement et je trouverais un moyen de me faire pardonner, et si ce n'est pas en vous aidant dans les tâches administratives ce sera autrement. Euh... Je pourrais par exemple apprendre à faire la cuisine pour vous donner de bons petits plats! Enfin je m'écarte, déjà que je parle trop...
Je ne veux plus que vous preniez des risques si importants pour moi, même si plus de ce monde vous croyez à ma promesse je n'aurais pas eu le temps de la réaliser et je m'en voudrais considérablement."


Le sous-chef suivait la Tochi sans se demander par où ils passaient, sa seule occupation était de se rattraper vis à vis de Rose. Ses paroles avaient secouée la pauvre fleur qui n'aurait pas mérité de ressentir tant de sentiments négatifs dans ces circonstances. Une fois de plus il avait fait n'importe quoi, et de simples excuses ne suffisent pas.
Il enchaîna rapidement en souriant :

"Votre amitié représente tout pour moi, comme je vous l'ai dit dans le passé je n'ai plus rien. La seule chose qui compte pour moi désormais c'est vous et les Tochis. Vous êtes ma famille et m'avait donné le droit de revivre, pas de survivre. Je vis oui, mais je vis pour le clan et c'est là mon plus grand plaisir. Je ne repartirais pas. Et si je suis contraint de le faire vous seriez la première informée, soyez en sûr Rose. En parlant de Camille elle va bien? Et voilà je diverge de nouveau... A force d'entraînement je vais arriver à moins parler quand même...
Enfin pour terminer ma tenue est ridicule, voilà le soucis. Les blessures sont autres choses, au moins je me rappellerais que je dois réfléchir, et si vous êtes la seule menace qui plane au dessus de moi c'est quand même amusant que je compte bien protéger cette menace non? Et non ne vous excusez pas, vous n'avez pas à le faire."


Mizuri termina son petit discours là, il avait tout de même essayait de glisser quelques petites plaisanteries pour faire en sorte que Rose se sente mieux. Il lui devait tant, la faire être bien en sa présence était le minimum qu'il puisse faire, cependant il avait entendu de nouveau la voix cristalline de la silencieuse, et en se remémorant les paroles de Sable, il avait encore déclenché quelque chose de grand dans le cœur de Rose, décidément il était irrattrapable. Peut être devrait il demander à l'aigle de roche si c'est une bonne chose ou une mauvaise chose de faire parler Rose. Sa voix enfantine et ses yeux multicolores... Mizuri les appréciait beaucoup. Tranchant le calme qu'il venait de mettre le sous-chef demanda :

"D'ailleurs Rose, juste une dernière chose et après nous retournerons au calme que vous aimez tant, mais où est Sable? J'ai une petite surprise pour lui aussi."

Puis il laissa planer le silence en se frictionnant la blessure doucement, Rose se débrouillait vraiment bien en combat, mais même blessé Mizuri ne pouvait perdre son habituel sourire. Donc il attendait en souriant la réponse de la personne pour qui il pourrait donner sa maigre vie.
Il regarda tout de même dans sa poche trouée si le présent pour sable était encore là, bien entendu ce n'était trois fois rien mai l'intention y était. Puis comment réagirais Rose et l'invocation? Est ce que ça se fait de les considérer comme une personne à part entière? Le tochi n'en savait rien, après tout il n'en avait pas.
Il se rappela le petit duel que Rose et lui même avait eu et eu un léger rire à peine distinct quant aux deux cuisantes défaites qu'il avait eu, mon dieu qu'est que sa cheffe était impressionnante au niveau des capacités martiales, elle était d'un tout autre niveau, bien au dessus de lui. Il fallait qu'il s'entraîne sérieusement si tout les chefs étaient pareils.
Puis il eu une courte pensée envers Camille, il n'avait pas pris de cadeaux pour elle, ils n'étaient pas vraiment ami, et ils se connaissaient à peine en fait. Mais il lui avait aussi fait une promesse donc il la tiendrait.
Enfin il revenu sur sa cheffe, il tenait vraiment à se rattraper autrement que par des biens matériels, c'était trop simple. Quoi qu'elle dise Mizuri apprendra à cuisiner et de temps en temps, il "oubliera" un plat devant sa porte. Pas tout les jours, car Rose n'appréciera pas. Mais il pensa à tout ce qu'il pouvait faire d'autres pour rattraper sa flagrante stupidité, c'était une question difficile car il y avait tant de possibilités mais à la fois si peu convenait.
un petit "tututu" lui échappa pendant qu'il réfléchissait, du coup son sourire devint un sourire gêné, il ne voulait pas faire de bruit en attendant la réponse de sa cheffe, et au lieu de ça il venait de montrer qu'il réfléchissait...

~ ~ ~ ~

Qu'importe le passé, la valeur d'une personne se juge sur son présent.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rose Nihrai
Chef du clan Tochi | La Silencieuse Espionne Florale
avatar

Messages : 195
Date d'inscription : 07/12/2013
Localisation : Derrière toi, chaton... ~

MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   Dim 6 Juil 2014 - 12:31

-" Pour le stylo, tout le plaisir est pour moi et je suis content que vous l'appréciez ainsi. "

Rose continua de marcher, restant inexpressive, mais son regard ne put que dériver vers le stylo qu'il lui avait été offert. Sa pleine quiétude calme reprit le dessus, et son visage se fit encore plus impénétrable qu'auparavant. Elle ne pouvait qu'aimer ce stylo, qui, si bien observé et analysé, ressemblait très fortement à notre jeune fleur et qui expliquait même les rouages labyrinthiques de son caractère et de sa philosophie de vie, aussi noueux et épineux que ces tiges, mais aussi magnifiques que ces petites roses en corolle. Et la petitesse des fleurs ne renvoyait qu'à sa modestie, qui existait malgré les apparences. Elle serait insupportable le cas échéant, et n'osait même pas imaginer ce qu'elle serait devenue. Une horreur à l'état pur. Le Tochi poursuivit sur sa lancée, en coupant doucement court à ses pensées. Vraiment parleur, lui...

-" Mais ce n'est pas le plus important que j'ai à vous dire là maintenant. Je n'ai en aucun cas voulu atteindre votre confiance, respect et encore moins amitié. Je pensais que vous me présumiez déjà mort et non que vous vous mettiez en danger pour donner illusion à tout le monde que j'étais là. "

Une fois encore, elle posa deux doigts sur les lèvres de Mizuri pour qu'il se taise, et ce n'est qu'après plusieurs longues et éternelles secondes qu'elle se retourna pour montrer son visage dénué de toute expression, même de la neutralité, de l'impassibilité ou encore du vide et du néant. Aucune expression. Ses yeux étaient revenus dans ce magnifique orange, couleurs du coucher du soleil pour être précis. Il essayait de se rattraper, mais en avait déjà suffisamment dit. Sans préavis, une boule de sable apparut à côté d'elle, qu'elle déconstitua petit à petit. Cet exercice demandait une certaine concentration, raison du fait qu'elle avait ôté ses doigts de la bouche de son sous-chef, et reprit la marche de façon plus lente.

-" Je m'excuse sincèrement et je trouverais un moyen de me faire pardonner, et si ce n'est pas en vous aidant dans les tâches administratives ce sera autrement. Euh... Je pourrais par exemple apprendre à faire la cuisine pour vous donner de bons petits plats ! Enfin je m'écarte, déjà que je parle trop... "

Un chant silencieux se fit ressentir, les lèvres de notre royale fleur bougeaient lentement sans qu'aucun son ne daigne émerger de ses cordes vocales. Un collier de 1881 perles blanches émergea de la boule de sable, désormais inexistante, et elle s'en saisit pour faire quatre tours avec le collier, qu'elle prit de sa main. Même si la longueur avait ainsi diminué, le collier traînassait au sol avec un tintement merveilleux. Un bruit de sable agitait l'intérieur des perles et, à bien y regarder, il s'agissait du sable doré, plus lourd que le sable... que vous trouvez sur les plages, par exemple. Nul ne savait de ce qu'elle allait faire de ce collier, et pourquoi elle avait jugé bon de le faire apparaître.

-" Je ne veux plus que vous preniez des risques si importants pour moi, même si plus de ce monde vous croyez à ma promesse je n'aurais pas eu le temps de la réaliser et je m'en voudrais considérablement. "

Elle se mit alors à écrire sur son calepin de sa rapidité prodigieuse, regardant droit devant elle, gravissant soudainement un escalier, les tintements des perles blanches se faisant plus présentes. Elle écrivait, suspendait sa main un long moment avant de poursuivre son écriture à la célérité et à la précision incroyables.

-" Votre amitié représente tout pour moi, comme je vous l'ai dit dans le passé je n'ai plus rien. La seule chose qui compte pour moi désormais c'est vous et les Tochis. Vous êtes ma famille et m'avait donné le droit de revivre, pas de survivre. Je vis oui, mais je vis pour le clan et c'est là mon plus grand plaisir. "

Comme mues par une volonté propre, les perles blanches se soulevèrent et Rose les libéra de son étreinte. Une lumière bleue et violette se mit à briller à l'intérieur du collier qui semblait rentrer dans un processus très particulier, sans que la propriétaire de cette magnificence ne daigne y accorder un seul regard. Ses yeux rivés vers l'avant, elle continua d'avancer, et bifurqua si vivement sur la gauche que la brusquerie de son geste en aurait étonné plus d'un. Rapide, la Tochi... Qui était heureuse de constater qu'il réfléchissait déjà un peu plus sur les mots et qu'il avait saisi, qu'un peu certes mais saisi tout de même, l'importance qu'il accordait à ceux qu'il employait de nouveau. Son inexpression impénétrable était toujours fichtrement présente.

-" Je ne repartirais pas. Et si je suis contraint de le faire vous seriez la première informée, soyez en sûr Rose. En parlant de Camille elle va bien ? Et voilà je diverge de nouveau... A force d'entraînement je vais arriver à moins parler quand même... "

Rose planta un bref moment son regard dans celui de Mizuri, puis ses iris se remirent à fixer intensément ce qui se présentait devant elle. Sa façon de lui dire qu'elle approuvait son entraînement sur son débit intensif de paroles, mais que ce n'est pas avec elle qu'il risquait de s'entraîner. Au vu de son inexpression, les personnes comme son sous-chef avaient tendance à parler pour combler le silence, alors que s'il voulait diminuer son flot de paroles, il devait apprendre au contraire à percevoir le silence, le percevoir, l'interpréter correctement et surtout l'utiliser à sa juste valeur. Et cela, cela ne tombait pas du ciel. Sur ce point-là, même la cheffe des Tochis n'était encore qu'une débutante. Elle percevait le silence, l'interprétait, l'utilisait à sa juste valeur mais... Mais ceux pouvant la comprendre par ce biais-là étaient moins nombreux que les doigts d'une main, c'est dire que son exigence était plutôt élevée. Cela la perdra un jour... Qui sait.

-" Enfin pour terminer ma tenue est ridicule, voilà le soucis. Les blessures sont autres choses, au moins je me rappellerais que je dois réfléchir, et si vous êtes la seule menace qui plane au dessus de moi c'est quand même amusant que je compte bien protéger cette menace non? Et non ne vous excusez pas, vous n'avez pas à le faire. "

La lumière émise par les perles blanches disparut lorsque la jeune fleur disparut en tournant vivement sur la droite. Son collier faisait 1880 perles, désormais. Elle prit la perle blanche d'une main, et son collier revint entre les doigts de sa propriétaire, en quatre tours. Ceci fait, elle relut et se corrigea elle-même quant à ce qu'elle avait marqué, puis rajouta un commentaire quant à la dernier pique de son sous-chef à propos de Sable. Elle se relut pour la énième fois et tendit son calepin à Mizuri.

" Expliquez-moi seulement comment pourrais-je ne pas apprécier, avant tout, un présent que vous m'avez offert... Aussi beau qui plus est, et dans lequel je ne me reconnais que trop bien. Je doute que tout le plaisir soit pour vous, Mizuri, le plaisir est simplement partagé... C'est plus équitable et, par la même, cela vous fera mieux comprendre l'ampleur et l'importance que j'accorde déjà à ce stylo.

A vrai dire, je ne me mettais pas tant que cela en danger... Pas plus qu'à l'accoutumée, en tous cas. Souvenez-vous, lors de notre rencontre et de nos petits duels au dôjo l'an passé, je vous avais dit qu'un combat est perdu d'avance si vous ne voulez pas être blessé, ou si vous en ressentez la peur. Je n'ai aucunement peur de me blesser, et je côtoie depuis si souvent la mort que même elle ne saurait m'empêcher de vivre, cher Tochi. D'où le fait que je vous égorge si vous n'éprouvez qu'une once d'inquiétude pour moi, si je ne suis pas morte c'est parce que vous, mes amis, mes souvenirs, ne l'êtes pas. Inutile de s'inquiéter pour moi si vous êtes en vie, Mizuri. Et pour ma part... Il va vous falloir me donner de solides raisons pour que mes sangs cessent de se ronger pour vous. De très solides raisons, j'insiste sur le pluriel.

Si vous tenez tant à vous excuser, beau brun, il n'y a pas trente six mille façons de procéder avec moi. Restez tout d'abord en vie, pour vous-même avant que cela ne soit pour les autres. Mais, cela, vous me l'avez promis, alors je n'ai aucune anxiété à ce sujet. La deuxième façon est que votre entraînement porte ses fruits, quel qu'il soit. Vous tenez tant à cuisiner de bons petits plats, comme vous dites, pour moi-même ? Faites donc, mais que vos efforts se voient jusqu'à ce que vous atteignez votre objectif. Vous vous souvenez des deux défaites que vous avez eu lors de nos deux combats ? Faites que cela vous porte vers l'avant et vous permette de progresser. Vous dites ne plus rien posséder, même si cela est faux mais nous nous passerons de débattre là-dessus ? Et bien donnez-vous les moyens de posséder quelque chose. Mon amitié vous est acquise, et celle de Camille également, et si cela n'est pas suffisant, faites d'autres acquisitions, jusqu'à ce que vous soyez rassasiés.

Le doute, l'espoir, l'effort, les sentiments, les émotions, les situations, les expériences, sont autant de forces qui sont d'une beauté extraordinaire. Veillez simplement à ce qu'elles ne vous fassent non pas vivre, mais qu'elles vous poussent vers l'avant et vous permettent de progresser, de toujours aller plus loin. Toujours.

Si vous vous en voudrez considérablement si vous veniez à mourir d'avoir ou non tenu votre promesse, la question ne se pose plus, Mizuri. Tout simplement, ne mourrez pas. Pas si vous n'avez pas accepté l'idée de mourir, chose que j'ai déjà faite. Et pas si vous n'avez pas choisi de mourir. Tenez votre promesse, sinon la simple menace que je suis pour vous risque très fortement de devenir une menace de mort. Prenez garde... Et souvenez-vous de ceci. Votre meilleur allié est aussi votre pire ennemi. Savez-vous pourquoi ? Parce qu'à force de se poser sur l'épaule des autres, nous n'arrivons plus à agir par nous-mêmes. Votre voyage a été long, j'en ai été chamboulée, profondément, mais si vous avez appris quelque chose d'important, si ce long voyage a été instructif, alors l'idée de vous en vouloir ne m'effleurera pas. Je me répète, je le sais bien... Mais Apprendre est ma religion, avec l'Harmonie.

Veillez toujours à apprendre, Mizuri. Si vous apprenez durant un combat, vous en ressortez gagnant, même si techniquement vous avez perdu. Le vrai perdant est celui qui n'apprend pas, et le vrai perdant doublé d'un profond lâche est celui qui croit savoir. Comme disait un sage... Celui qui croit savoir n'apprend plus. N'oublies jamais, et ne cesses jamais d'apprendre. Et tu seras ainsi toujours excusé, je fonctionne de cette manière, aussi chevaleresque que cela puisse sembler.

L'importance que vous accordez à vos blessures est une bonne philosophie de vie mais... Peut potentiellement vous faire faire du surplace, ou pire vous faire reculer. Ce qui est naturellement tout à fait hors de question. Et, de plus, si j'ai envie de vous soigner, je ne vois pas qui pourrait m'en empêcher. … Plaisanterie mis à part, Sable est en séance de vagabondage quotidien, vous le reverrez plus tard mais bien plus tôt que vous ne pourrez le penser, croyez-moi. "


Rose reprit son calepin lorsqu'ils étaient arrivés devant le dortoir des Tochis, ayant attendu qu'il finisse de lire le tout. Elle ouvrit les portes, et retrouva le salon du dortoir peuplé des membres Tochis, certains assis à discuter, d'autres debout, un peu plus loin, à s'entraîner. L'activité cessa quand leur cheffe tira délibérément leur sous-chef à la joue rougie vers sa chambre, l'intention de le soigner était palpable, et nul n'aurait osé se moquer de l'un ou de l'autre. Elle les salua en inclinant son buste, sa tête suivant le mouvement, et se claquemura dans sa chambre aux nettes inspirations asiatiques. Des placards qui se mariaient avec un angle du mur, des armoires encastrées dans les murs, des étagères peuplées de bocaux, fioles en tous genres, livres variés, le tout donnait pourtant l'impression d'être parfaitement ordonné. Elle amena Mizuri sur son lit, à même le sol selon la tradition indonésienne, et alla farfouiller dans le placard au coin du mur, qui était plus grand qu'elle. Elle en sortir plusieurs fioles, et des plantes médicinales, fraîches pour la plupart, et s'assit en seiza devant son sous-chef. Sa voix prit le dessus, telle une brise à peine audible, son soprano cristallin et chantant, une mélodie propres aux enfants de cinq ans.

-" Ne... Bougez... Sur..tout... Pas... "

Elle appliqua de l'alcool d'abeille sur la ligne sanguinolente au milieu des rougeurs de la joue du Tochi, ce qui allait faire mal mais... Quelques dizaines de secondes plus tard, la ligne était déjà en train de cicatriser. Quant à la blessure qu'elle avait infligé de son pied, elle prit un bocal rond à fond plat, de verre, et des bougies. La médecine chinoise avait elle aussi ses secrets... Elle alluma la bougie, et la passa dans le bocal pour l'enlever et poser le bocal sur l'endroit exact où elle avait frappé. Le verre adhéra immédiatement à la peau, et elle se mit à ranger le reste, laissant toutefois la bougie allumée. Elle posa son collier de 1880 perles blanches dans une boule de sable posée au beau milieu de la troisième étagère dans le coin du mur opposé au placard anguleux. Verre d'eau à la main, elle le tendit à son sous-chef jusqu'à ce qu'elle manque de le lâcher pour qu'il le prenne, et enleva le bocal pour le ranger, puis hocha la tête. Inexpressive, impénétrable, mais très au fond, satisfaite. Une bonne chose faite... Elle s'assit sur un coussin autour de sa table basse, prit un rambutan de ses doigts, en enleva la peau dure et mangea le fruit. Calepin et stylo posés sur la table, à côté d'elle.

H.R.P:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mizuri Ichio
Sous chef du clan Tochi | Victime de la cb
avatar

Messages : 114
Date d'inscription : 14/03/2014
Age : 24

MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   Ven 25 Juil 2014 - 17:54

Pendant qu'il déblatait son flot de paroles presque incessant mais qui lui semblait on ne peut plus justifier, Mizuri prêta tout de même attention au "jeu" de sa cheffe. Elle fabriquait quelque chose avec son pouvoir et une petite boule de sable, montrant toute la créativité de cette manieuse de sable.
Créativité... C'est vrai que Rose pouvait créer grâce à ses dons, contrairement à son sous-chef.
Le niais regarda bêtement la paume de sa main, puis sourit, il était un paradoxe. Après tout il avait quand même un pouvoir permettant la destruction mais il n'aimait pas se battre, et encore moins blesser...
Bien entendu ce bref éclat de lumière dans la tête du brun n'avait pas duré et il avait terminé son discours.
Il laissa échapper un petit soupir de surprise lorsque la boule de sable laissa place aux plus immenses collier de perles qu'il n'avait jamais vu. Une vraie merveille.
Il ne fut pas au bout de ses surprises, puisque peu après le collier commença à s'envoler et s'illuminer de manière surnaturelle.
Mizuri observa sa cheffe, que cherchait elle à faire? Puis il sentit soudainement la fièvre du samedi soir monter en lui mais se retint.
Il haussa même les épaules, se désespérant. Après un acte prodigieux se passait devant lui et il ne pensait qu'à danser... Levant la tête il garda son sourire, il n'était pas prêt de changer.
Puis, juste après que les douces lumières s'éteignent, l'impénétrable Rose tendit son calepin bien rempli au jeune Tochi, qui regretta amèrement d'avoir perdu l'habitude de lire.

Pendant que ses yeux étaient rivés sur le papier Mizuri ne put s'empêcher de rougir de manière très légère, c'est la première fois que quelqu'un l’appelait "beau brun", il aimait bien! Cependant il se replongea rapidement dans la lecture, après tout il avait déjà de solides raisons à trouver sous peu, alors qu'il n'avait pas la moindre idée...
Lorsqu'il releva la tête, sa cheffe reprit le calepin. Mizuri inspira profondément afin de ne pas répondre de suite, au moins ça montrerait qu'il essayait de faire des efforts et qu'il était en train "d'apprendre".
Juste après,il entrait dans le dortoir des Tochis. Chose qui aurait du être courante, mais cela faisait si longtemps... Il ne put retenir sa joie, il écarta les mains et de sa voix il déclara de manière puissante :

"HEY!"

Puis il sentit une nouvelle douleur lui tiraillait la joue, Rose le pinçait et le tirait afin qu'il la suive. Chose qu'il fit sans poser la moindre question. Il quitta la pièce un large sourire aux lèvres et en faisant coucou de sa main gauche.
Rose le poussa soudainement dans sa chambre. Par réflexe l'ancien ermite huma l'air ambiant. Il y avait plein d'odeurs, trop d'odeurs mais aucune ne se dégageait en particulier hormis la charmante odeur de sa Cheffe.
Prit par le mouvement de la silencieuse florale, le brun s'assit sur un lit à même le sol, chose qu'il n'avait encore jamais faite. Il tapota le matelas de sa main droite et le jugea très confortable, du coup il étendit ses deux bras derrière lui et prit appui dessus afin de pouvoir voir ce que faisait la plus puissante des Tochis, celle-ci revint vers lui avec divers flacons à la main et enchanta l'oreille du sous-chef de sa voix cristalline.
Mizuri aimait bien la tonalité de la voix de cette cheffe, si différente de l'aspect et de la mentalité de Rose, mais si mélodieuse et chantante à entendre, un véritable bonheur au sein de ce lycée.
Doucement il ferma les yeux pour profiter des soins, mais il avait oublié que l'alcool sur une plaie n'était pas l'équivalent d'un massage, du coup il lâcha un petit aïe de surprise.
Quand Rose eut fini, elle parti s'asseoir au bureau. Mizuri ne bougea pas, il aimait bien ce matelas, puis il jugea que c'était le bon moment pour répondre :

"Je n'ai pas peur de me battre ou d'être blessé. C'est juste que je n'aime pas me battre et faire du mal...Après pour ne pas que vous vous inquiétez à mon égard j'ai de solides raisons! Ce n'est pas la peine puisque euh... personne ne me déteste? Non non, je voulais dire que si que si il m'arrivait quelque chose les gens auraient à subir votre colère, et qui le veut hein? Personne!"

Mizuri baissa la tête de désespoir mais gardant son petit sourire idiot, c'était pas du tout une raison valable en fait mais il fallait bien qu'il dise quelque chose... Il remonta son regard et continua sur sa lancée :

"Vous l'avez compris je n'ai pas accepté l'idée de mourir, puis j'ai encore trop de promesses à tenir comme vous en avait fait part, je tiens toujours mes promesses,et je compte bien continuer ainsi. Après je suis d'accord avec vous, et je pense comme vous. On apprend de ses erreurs et expériences. Sinon je n'aurais jamais atterri ici. Enfin bref!"

Le brun avait coupé court à sa réplique ce n'était toujours pas le moment d'avoir cette discussion. Il était incapable de l'avoir actuellement... Peut être une prochaine fois qui sait?

"Au fait je ne suis pas un collectionneur compulsif des amitiés vous savez? Je suis déjà rassasié comme vous dites, où comme vous écrivez? Quel est le plus approprié? Parce que techniquement on... Euh sinon je ne possède rien de matériel. Comme dit le dicton on peut vivre d'amour et d'eau fraîche et c'est bien ce que je compte faire au sein de ce clan, et vous me donnez tout ce qu'il faut! A moi de trouver l'eau."

Le tochi se mit alors en tailleur, puis inspira en fermant les yeux tout en gardant son léger sourire. C'est vrai qu'il était bien ici, il était heureux, il ne lui fallait rien de plus. De toute façon nias et pas doué comme il l'est ce n'était pas la peine de se voiler la face ou de mentir en se cachant derrière un faux sourire... Les gens le remarqueraient directement. Son sourire est et restera toujours sincère, contrairement à certaines personnes.
Puis il se leva lentement et farfouilla dans sa poche. Il posa quelque chose sur le bureau de Rose et retira sa main pour le dévoiler.

"C'est un ruban et il est bleu. C'est nul comme cadeau pour sable je sais, mais je voulais lui donner parce que j'aime bien le bleu..."

Il resta quelques secondes là a fixer bêtement ce ruban, puis il enleva sa veste avant de demander :

"Vous auriez une poubelle pour que je mette ça? Du coup j'en ai plus besoin"

Le tout en riant timidement.



H.R.P :

je met un titre pour mettre un titre:
 

~ ~ ~ ~

Qu'importe le passé, la valeur d'une personne se juge sur son présent.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un voyage trop long (Ouvert)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un voyage trop long (Ouvert)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Trop long l'hiver...
» [Rome-Versailles] Un long, trop long voyage [RP unique]
» Eternia ?
» Highline aux gorges du Verdon, un leash un peu trop long....
» Fidélité des films par rapport aux livres

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lycée Seikoku :: RP :: Lycée :: Entrée-
Sauter vers: